Archives du blog
Qu’est que le génie industriel et quelle est l’avenir de cette profession?
Voici une petite note concernant ma profession d’ingénieur industriel. Étant donné qu’aujourd’hui, mon entreprise travaille autant en génie industriel qu’en entreprise 2.0 (utilisation des outils et concepts du web 2.0 en entreprise), plusieurs personnes que je côtoient ne connaissent pas bien ma profession.
Tout d’abord, pour utiliser le titre « ingénieur » au Québec, il faut avoir fait un baccalauréat en ingénierie et être membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec – OIQ.
Personnellement, j’ai étudié au département de génie industriel de l’Université du Québec à Trois-Rivières – UQTR (le site commence à être pas mal désuet…et n’est pas à jour…). L’École Polytechnique et l’Université Concordia offrent aussi le programme. L’École des Technologies Supérieures – ÉTS offre quant à elle le programme de génie des opérations et de la logistique mais qui n’est pas encore reconnu par l’Ordre des ingénieurs du Québec.
Selon Wikipedia, le génie industriel est :
Le génie industriel englobe la conception, l’amélioration et l’installation de systèmes intégrés. Il utilise les connaissances provenant des sciences mathématiques, physiques et sociales, ainsi que les principes et méthodes propres au « génie » ou, à l’art de l’ingénieur, dans le but de spécifier, prédire et évaluer les résultats découlant de ces systèmes
J’aime également le texte de description de la profession d’ingénieur industriel sur le site de l’UQTR :
L’ingénieur industriel a pour tâche d’organiser et de contrôler l’utilisation des moyens de production de manière à assurer l’emploi efficace sûr et économique du personnel des matériaux et de l’équipement. En effet celui-ci en collaboration avec la direction de l’entreprise détermine les objectifs à atteindre ainsi que les problèmes à résoudre.
Il participe également à des études en vue d’accroître la productivité. Par exemple, il s’intéresse à la quantité de produits à finir en un temps donné et aux diverses manipulations qu’effectue l’opérateur. De plus il recommande des changements relatifs à l’organisation, aux méthodes de travail, à l’utilisation du matériel, aux programmes de sécurité etc… pour atteindre économiquement les objectifs fixés. Parallèlement à ceci, l’ingénieur industriel choisit des méthodes de travail qui réduisent au minimum l’effort physique, les doubles emplois et les retards. Il repense l’aménagement des ateliers de manière à faire le meilleur usage de la surface disponible.
L’ingénieur industriel possède une formation pluridisciplinaire basée surtout sur les disciplines suivantes : les techniques de conception et de gestion de systèmes de production, la recherche opérationnelle, l’informatique, les sciences économiques et financières, les sciences administratives, les relations industrielles, les sciences du comportement. Cette formation lui ouvre un champ d’action très vaste. C’est pourquoi l’ingénieur industriel surtout présent dans les entreprises de transformation de biens s’intègre de plus en plus dans tous les secteurs de l’activité économique. On le retrouve donc autant dans les compagnies minières que dans les hôpitaux, les banques, les services publiques (Bell Hydro etc.), les services gouvernementaux, les bureaux de consultants, les petites et moyennes entreprises ou l’enseignement.
Pourquoi du génie industriel à l’entreprise 2.0 ?
Mon expérience est principalement en gestion des opérations/production et en application de la Production à Valeur Ajoutée – PVA. J’ai fait de nombreux projets en usine (Lean Manufacturing) et j’ai également appliqué toutes ces techniques (5S, SMED, Kanban, Poya Yoke, etc.) dans les bureaux (Lean Office) via l’adhésion à une démarche d’amélioration continue.
Selon moi, l’avenir du génie industriel passe par la gestion de l’innovation, la gestion des connaissances et du savoir. Les concepts d’entreprise 2.0 sont idéaux pour les supporter.
De plus, le secteur manufacturier québécois migre tranquillement vers ce que j’appelle le secteur manufacturier stratégique évolutif. Prenons l’exemple de l’usine Crocs de Québec. Après avoir stabilisé le procédé (ainsi que l’avoir préparé à une production à très grande échelle), stabilisé les ventes, le réseau de distribution… en fait, l’ensemble des opérations; les dirigeants ont décidé de transférer les activités dans un secteur où les coûts de production sont beaucoup moins élevés. Certains considèrent cette stratégie de capitalisme sauvage. Moi je les considère comme visionnaires. Notre économie va se transformer en pépinière industrielle où nous allons mettre au point les meilleurs produits et services au monde, les roder et ensuite les transférer pour en créer d’autres. Nous aurons donc besoin d’une main d’œuvre pouvant s’adapter rapidement au changement. En passant, je crois que les travailleurs de l’usine Crocs ont presque tous trouvé un autre emploi.
Manufacturier stratégique évolutif

C’est pour cette raison que je crois que la profession d’ingénieur industriel a un brillant avenir. Beaucoup de développement et d’optimisation à faire. La profession doit par contre aussi s’adapter afin de supporter efficacement l’innovation et le transfert. C’est via l’entreprise 2.0 que le nouvel ingénieur industriel répondra aux nouvelles demandes de ses clients.
