Nous n’abusons pas assez de nos aînés !
3 septembre 2008C’est la conclusion à laquelle j’arrive suite au tournage du documentaire auquel j’ai participé la semaine dernière. Je vous en avais parlé ici et ici. Lorsque je parle d’abuser, je ne parle pas abus physique ou d’abus au niveau de leur richesse financière… mais plutôt en ce qui concerne la richesse de leurs connaissances. Je vais donc vous parler dans ce billet de mes constats ainsi que de pistes de solutions pour abuser davantage de nos aînés à l’ère du web 2.0.
Mes constats
Pendant trois jours, moi et M. Tittley, un aîné qui habite près de chez moi, avons échangé sur différents sujets principalement à partir de préjugés que les jeunes ont envers les personnes âgées. J’ai vraiment été surpris de constater que tant pour moi que pour lui, internet a été la plus grande révolution des dernières décennies. En fait, l’internet fait presque autant parti de sa vie que de la mienne. Il s’en sert plus à la sauce 1.0, c’est-à-dire pour s’informer et communiquer avec ses proches via la messagerie électronique.
Un autre constat concerne l’isolement des personnes âgées. Je me suis rendu compte que M. Tittley ainsi que plusieurs autres aînées s’impliquent beaucoup dans des groupes et des associations. D’une certaine façon, ils aident les vieux à se sentir moins vieux! Je constate un certain isolement avec les nouvelles générations… mais je suis certain que ce n’est pas voulu. Nous avons beaucoup à apprendre de ces “encyclopédies”. Ils ont vécus toutes sortes de situations, de problématiques… et ils ont trouvé des solutions. Ils ont donc une foule d’informations hyper importantes qui pourraient nous aider dans notre quotidien. Vous seriez très surpris de constater que les problèmes d’il y a 40 ans sont très similaires à ceux d’aujourd’hui.
Ils ont tant de choses à partager, et ce partage leur apporte un haut niveau de valorisation et d’estime de soi. Ils se sentent ainsi plus utiles pour la société.
Ce que je ferais
Lorsque j’ai montré Facebook à M. Tittley, il m’a tout de suite demandé: “Par où on commence ?”. Il trouvait le concept très intéressant et avait vraiment le goût de l’utiliser.
Donc, si nos aînés ont du temps, sont familiers avec l’internet et ont un intérêt pour les réseaux sociaux… pourquoi ne pas les inviter dans nos réseaux d’entreprise. Les personnes âgées, même à plus de 80 ans, sont très lucides et peuvent facilement communiquer avec un ordinateur. Ils peuvent donc soulever des questions, répondre à d’autres, conseiller, aider, etc. Les blogues, wikis et outils de réseautage social sont des outils faciles à utiliser et parfaitement adaptés pour les personnes âgées. Les aînés ont une place importante dans l’entreprise 2.0.
Je me rappelle qu’à la conférence de la CIA au Enterprise 2.0 Conference de Boston en juin dernier, Don Burke et Sean Dennehy nous avaient expliqué que l’âge n’avait pas de lien avec la participation dans leur wiki. En effet, le plus grand participant de Intellipedia… est l’usager le plus vieux!
C’est donc à nous de tirer sur toute cette expérience, de les inviter et d’en abuser !
Et vous, que pensez-vous d’inviter nos aînés dans nos réseaux sociaux d’entreprise ?
Entreprise 2.0 : la collaboration comme élément moteur de l’innovation
8 février 2008Voici un excellent document de Fred Cavazza traitant de l’entreprise 2.0. Sa présentation est orientée vers:
- Bâtir les savoirs
- Communiquer les savoirs
- Identifier les savoirs
- Rechercher les savoirs
- Documenter les savoirs
- Récupérer les savoirs
- Transmettre les savoirs
Je reconnais un peu de Claude Malaison là-dedans…
Via Emilie Ogez.
Microsoft, en parti responsable de la non-productivité de nos organisations ?
21 novembre 2007C’est une question qui m’a été posée la semaine dernière et auquel je vais tenter de répondre aujourd’hui.
J’ai grandi avec Microsoft Office. J’ai fait mes travaux d’université dans Word, PowerPoint et Excel, je les ai échangés avec mes camarades de classe via Outlook. Combien de fois avons-nous travaillé sur des mauvaises versions ? Je n’ose même pas l’imaginer. Combien d’espace disque chaque fichier représentait au total ? Plusieurs copies du même fichier, en plusieurs versions, dans plusieurs boîtes de courriel… Nous avons été habitués ainsi. Le travail en silo, sans vue générale du dossier ou du projet.
Aujourd’hui, ma génération est sur le marché du travail. Depuis 15 ans, elle a enseigné aux plus vieux comment utiliser Microsoft Office. Aujourd’hui, tout le monde crée des fichiers (mal nommés), les classent dans des répertoires nommés de leur prénom et passent beaucoup de temps à les retrouver. Oui, ces fichiers sont sur un serveur, disponibles pour tous… mais personne ne va les consulter. Ces informations ne sont rattachées à rien. De plus, si l’on inclue les boites de courriel, ces fichiers nécessitent 10 à 50 fois plus de mégabits pour l’entreposage que le fichier original.
Oui, je crois que Microsoft nous a fait avancer d’un énorme pas mais oui, je crois aussi que Microsoft est en parti responsable de la non-productivité des organisations d’aujourd’hui ! Le développement en silo, la multiplication d’informations et la recherche en sont les principaux symptômes.
Les prochaines années vont appartenir à ceux qui maîtrisent le savoir. Il est temps de laisser nos paradigmes de côté et de passer à l’Entreprise 2.0.
Publié par Pascal Veilleux
Publié par Pascal Veilleux
Publié par Pascal Veilleux 




