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Des petits trucs pour St-Hubert

Je vous l’avoue, je suis un grand fan de St-Hubert. Lors de mes Kaizens, c’est normalement le mets de prédilection. Nous passons en moyenne une commande pour 6 à 12 personnes à toutes les semaines à différentes succursales à travers le Québec.

Dans plus de 50% des cas, il y a au moins 1 erreur

Voici quelques unes des erreurs les plus courantes :

  • Manque les ustensiles
  • Manque les salades de choux
  • Manque des breuvages
  • Mauvaise commande

J’aimerais bien aller visiter un site de préparation des commandes afin de voir :

  • S’il y a des instructions de travail et une méthode standard
  • S’il y a des détrompeurs (ou Poka Yoke) pour éviter les erreurs
  • S’il y a des Kanbans pour le réapprovisionnement
  • S’il y a un registre des erreurs de commande et un plan d’action pour ne plus qu’elles se reproduisent
  • S’il y a un partage des meilleures pratiques à travers les différentes succursales via un intranet

Je suis pas mal certain qu’il n’y a rien de cela.

Cas réel

Il y a quelques semaines, nous avons commandé des repas pour 8 personnes. À la première tentative de livraison, il y avait les erreurs suivantes :

  • Mauvaise commandes pour les 8 repas
  • Pas d’ustensiles

Au moins, les breuvages étaient corrects. Nous avons donc pu s’abreuver en attendant la deuxième livraison. Pendant ce temps, nous passons un coup de fil à la succursale afin de s’assurer qu’il y ait bien des ustensiles…

La deuxième livraison arrive. Les bons repas son là… mais pas d’ustensiles. Afin de s’excuser, le livreur nous laisse une couple de poitrines en salade… celles qu’il avait tenté de nous livrer la première fois.

FAIL

Pauvre livreur, il faisait pitié. Pourquoi vous n’avez pas dans votre voiture un « kit pour les urgences ». C’est certain que normalement, il ne devrait pas servir souvent. Selon moi, ce « kit » pourrait contenir :

  • Des ustensiles
  • Un dessert
  • Quelques breuvages parmi les plus populaires

Je dois vous avouer que s’il nous avait laissé une tarte au sucre à la place des poitrines en salade… On aurait oublié toute cette histoire assez vite. Là, elle s’inscrit parmi les classiques.

Le génie industriel s’applique partout… même dans les restaurants !

La théorie du changement par le plaisir

C’est via le blogue de Jean-Sébastien Trudel que j’ai découvert ces superbes petits vidéos sur la théorie du plaisir. La preuve est faite, donnez du plaisirs à vos employés et ils adhéreront à vos changement. Une démarche d’amélioration continue, un nouvel intranet, un projet d’entreprise 2.0… Faites-les sourire ! :-)

L’esprit Kaizen au lit

L’esprit Kaizen au lit est le titre d’un article de Julie Pelletier paru sur canoe.ca il y a quelques semaines. Pourquoi je vous en parle, simplement pour vous dire que le Kaizen s’applique partout. Oui partout ! Tout les processus peuvent être améliorés, et avec un peu d’imagination, on peut faire des choses incroyables.

Si je vous dis: fais-le mieux, rends-le meilleur, améliore-le… à quoi pensez-vous? Au sexe bien sûr! Que diriez-vous du fait de pouvoir intégrer à votre vie actuelle certains changements graduels et lents qui vous procureraient, à coup sûr, beaucoup de satisfaction? (lire la suite)

Introduction au Lean Manufacturing

Voici un excellent vidéo (environ 10 minutes) sur le Lean Manufacturing et son histoire. Le Lean Manufacturing est pionnier de tout ce qui a suivi par la suite tel le Lean Office, le Lean Enterprise, le Lean Healthcare, le Six Sigma… toutes les stratégies d’amélioration continue.

C’est le premier vidéo d’une nouvelle série présentée par Gemba Academy (Gemba Panta Rei). Je vais vous tenir au courant lors de la publication des prochains vidéos.

Qu’est que le génie industriel et quelle est l’avenir de cette profession?

Voici une petite note concernant ma profession d’ingénieur industriel. Étant donné qu’aujourd’hui, mon entreprise travaille autant en génie industriel qu’en entreprise 2.0 (utilisation des outils et concepts du web 2.0 en entreprise), plusieurs personnes que je côtoient ne connaissent pas bien ma profession.

Tout d’abord, pour utiliser le titre « ingénieur » au Québec, il faut avoir fait un baccalauréat en ingénierie et être membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec – OIQ.

Personnellement, j’ai étudié au département de génie industriel de l’Université du Québec à Trois-Rivières – UQTR (le site commence à être pas mal désuet…et n’est pas à jour…). L’École Polytechnique et l’Université Concordia offrent aussi le programme. L’École des Technologies Supérieures – ÉTS offre quant à elle le programme de génie des opérations et de la logistique mais qui n’est pas encore reconnu par l’Ordre des ingénieurs du Québec.

Selon Wikipedia, le génie industriel est :

Le génie industriel englobe la conception, l’amélioration et l’installation de systèmes intégrés. Il utilise les connaissances provenant des sciences mathématiques, physiques et sociales, ainsi que les principes et méthodes propres au « génie » ou, à l’art de l’ingénieur, dans le but de spécifier, prédire et évaluer les résultats découlant de ces systèmes

J’aime également le texte de description de la profession d’ingénieur industriel sur le site de l’UQTR :

L’ingénieur industriel a pour tâche d’organiser et de contrôler l’utilisation des moyens de production de manière à assurer l’emploi efficace sûr et économique du personnel des matériaux et de l’équipement. En effet celui-ci en collaboration avec la direction de l’entreprise détermine les objectifs à atteindre ainsi que les problèmes à résoudre.

Il participe également à des études en vue d’accroître la productivité. Par exemple, il s’intéresse à la quantité de produits à finir en un temps donné et aux diverses manipulations qu’effectue l’opérateur. De plus il recommande des changements relatifs à l’organisation, aux méthodes de travail, à l’utilisation du matériel, aux programmes de sécurité etc… pour atteindre économiquement les objectifs fixés. Parallèlement à ceci, l’ingénieur industriel choisit des méthodes de travail qui réduisent au minimum l’effort physique, les doubles emplois et les retards. Il repense l’aménagement des ateliers de manière à faire le meilleur usage de la surface disponible.

L’ingénieur industriel possède une formation pluridisciplinaire basée surtout sur les disciplines suivantes : les techniques de conception et de gestion de systèmes de production, la recherche opérationnelle, l’informatique, les sciences économiques et financières, les sciences administratives, les relations industrielles, les sciences du comportement. Cette formation lui ouvre un champ d’action très vaste. C’est pourquoi l’ingénieur industriel surtout présent dans les entreprises de transformation de biens s’intègre de plus en plus dans tous les secteurs de l’activité économique. On le retrouve donc autant dans les compagnies minières que dans les hôpitaux, les banques, les services publiques (Bell Hydro etc.), les services gouvernementaux, les bureaux de consultants, les petites et moyennes entreprises ou l’enseignement.

Pourquoi du génie industriel à l’entreprise 2.0 ?

Mon expérience est principalement en gestion des opérations/production et en application de la Production à Valeur AjoutéePVA. J’ai fait de nombreux projets en usine (Lean Manufacturing) et j’ai également appliqué toutes ces techniques (5S, SMED, Kanban, Poya Yoke, etc.) dans les bureaux (Lean Office) via l’adhésion à une démarche d’amélioration continue.

Selon moi, l’avenir du génie industriel passe par la gestion de l’innovation, la gestion des connaissances et du savoir. Les concepts d’entreprise 2.0 sont idéaux pour les supporter.

De plus, le secteur manufacturier québécois migre tranquillement vers ce que j’appelle le secteur manufacturier stratégique évolutif. Prenons l’exemple de l’usine Crocs de Québec. Après avoir stabilisé le procédé (ainsi que l’avoir préparé à une production à très grande échelle), stabilisé les ventes, le réseau de distribution… en fait, l’ensemble des opérations; les dirigeants ont décidé de transférer les activités dans un secteur où les coûts de production sont beaucoup moins élevés. Certains considèrent cette stratégie de capitalisme sauvage. Moi je les considère comme visionnaires. Notre économie va se transformer en pépinière industrielle où nous allons mettre au point les meilleurs produits et services au monde, les roder et ensuite les transférer pour en créer d’autres. Nous aurons donc besoin d’une main d’œuvre pouvant s’adapter rapidement au changement. En passant, je crois que les travailleurs de l’usine Crocs ont presque tous trouvé un autre emploi.

Manufacturier stratégique évolutif

C’est pour cette raison que je crois que la profession d’ingénieur industriel a un brillant avenir. Beaucoup de développement et d’optimisation à faire. La profession doit par contre aussi s’adapter afin de supporter efficacement l’innovation et le transfert. C’est via l’entreprise 2.0 que le nouvel ingénieur industriel répondra aux nouvelles demandes de ses clients.

Perception et réalité

Voici un exercice intéressant que j’ai trouvé sur le blogue du Cybercitoyen André Bérard afin de démontrer que notre perception est souvent loin de la réalité.

Les cases A et B sont de la même couleur. La deuxième illustration le prouve. Je ne le croyais pas moi non plus mais j’ai fait le test avec Photoshop et je vous le confirme.

Ce petit test nous démontre que lorsque l’on analyse une problématique, il ne faut jamais se contenter des réponses rapides. Creuser ! Analyser ! Poser des questions ! Renverser les paradigmes ! Les processus doivent constamment être revus et améliorés… Même si l’on croît qu’ils sont excellents. Comme le dit si bien André:

«Je préfère trouver des questions à mes réponses que des réponses à mes questions». Douter, questionner, exercer son esprit critique ne doit pas être le propre des journalistes. C’est une attitude que tout citoyen devrait cultiver afin de s’approcher le plus près possible de cette fameuse «vérité» à géométrie variable.

La boîte à idées 2.0 est maintenant offerte gratuitement

Dans tout bon système d’amélioration continue, il existe une boîte à suggestion. En fait, l’entreprise débute souvent ses efforts d’amélioration en mettant à la disposition de ses employés, une boîte où ils peuvent déposer leurs suggestions. L’entreprise considère alors avoir franchi une étape importante en permettant à ses employés de s’exprimer et de participer. Elle croit qu’en peu de temps, elle pourra faire de grandes économies en appliquant les suggestions de ses employés. Toutefois, la réalité est parfois un peu différente.

Un problème, une réfléxion, une idée !

En effet, l’entreprise, même si elle est remplie de bonnes intentions, oublie parfois qu’il ne faut pas se limiter à mettre en place un endroit où les gens peuvent s’exprimer, il faut aussi faire quelque chose de ces idées! Et le plus souvent, il y en a beaucoup à gérer suite à l’implantation. Effectivement, les employés peuvent enfin s’exprimer et toutes idées (ou même réquisitions) seront tentées par cette nouvelle voie de communication avec la direction. Les idées et commentaires déferlent donc à un rythme effréné!

Mais a-t-on pensé à la façon dont on procèderait pour analyser toutes ces idées et mettre en place les idées retenues ? Il faudra discerner les bonnes idées, des réquisitions insensées ou farfelues, et ceci n’est pas toujours une mince tâche. Il faut assurer un suivi et informer les gens de l’analyse, de la faisabilité ou non et de la décision qui a été prise concernant leurs idées.

Quoi de pire que de donner la parole à quelqu’un, mais ne pas être prêt à l’écouter. C’est comme dire à quelqu’un ton point de vue est important pour nous, mais on ne changera rien de toute façon! Tu as beau avoir les meilleurs idées au monde, on n’a pas le temps de les écouter de toute façon! C’est la pire chose à faire pour démotiver les gens et les rendre craintifs face à d’autres tentatives ultérieures. Combien de fois j’ai rencontré des entreprises très fières d’avoir entrepris des initiatives d’amélioration continue, mais dont la boîte de suggestion était couverte de poussière ? Plusieurs fois…

Partons donc du bon pied et assurons-nous donc que l’initiative de la boîte à idées sera un levier pour augmenter la participation et l’estime de nos employés. De cette façon, nous pourrons retirer le meilleur d’eux même et préparer une culture qui est propice à l’amélioration et au changement. Afin d’aider à l’implantation de cette initiative de gestion des idées, NSI Solution inc. a développé un outil facilitant le suivi et la diffusion d’information concernant le système de suggestion des idées.

Nous vous invitons à utiliser cet outil, la boîte à idées 2.0, développé par NSI Solution inc. et basé sur internet. Cet outil sera constamment amélioré en fonctions de vos idées. Vous n’avez rien à télécharger et il est tout à fait libre d’accès pour vous aider à vos initiatives d’amélioration continue. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez besoin de plus amples informations sur l’outil et… Amusez-vous!

Avez-vous les moyens de laisser dormir vos idées ?

Voici un petit texte écrit par Jean-Sébastien Trudel sur son blogue La prochaine évolution industrielle. J’aimerais le partager avec vous simplement pour se rappeler l’importance de ne pas laisser dormir nos idées. Il faut les émettres, les implanter et les diffuser. Bouger quoi ! Arrêtons de dormir !

boite idee

Un client, qui m’a demandé de l’aider avec son comité de développement durable, a découvert un vrai trésor. Après la première séance, la patron a failli tomber en bas de sa chaise. Il y avait, devant lui, des grandes feuilles, collés sur les murs, remplies d’idées (je dirais au-delà d’une centaine).

Certaines de ces idées pourront faire économiser, annuellement, des centaines de milliers de dollars, voire des millions. Et c’est, bien sûr, sans compter les impacts en moins sur l’environnement.

Cet exercice a été fait avec un petit groupe de 15 personnes. Imaginez quelles idées incroyables se trouvent dans la tête des 11 985 autres employés de l’entreprise.

D’après vous, combien de ces idées révolutionnaires dorment dans votre organisation? Avez-vous vraiment les moyens de les ignorer? Que devez vous faire pour les faire connaître?

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