Archives mensuelles : mars 2010
On choisit son organisation, mais on quitte son patron
Stéphane Simard est blogueur invité sur le blogue de NSI Solution. Visitez le www.conneXionY.com pour découvrir comment il supporte les entreprises dans la mise en place de stratégies d’attraction, de motivation et de rétention pour réduire leur taux de roulement.
Selon plusieurs études, un conflit avec le patron est la principale raison pour un employé de quitter son emploi. Ce n’est donc pas le salaire, ni les avantages sociaux ou autres bénéfices, ni un président charismatique qui est l’élément principal pour bâtir un environnement de travail motivant.
Il est donc essentiel de discuter avec votre jeune employé de la génération Y (18-30 ans) du style de supervision qu’il privilégie. Il s’agit alors pour vous de découvrir à la fois les attentes de l’employé et de présenter votre façon de travailler avec transparence.
Par où commencer?
Demandez à l’employé la manière dont il désire être supervisé.
La latitude allouée :
- Est-ce que la personne préfère être encadrée de près ou plutôt avoir carte blanche?
- A-t-elle besoin de contacts fréquents avec son superviseur ou plutôt de travailler en paix?
- Préfère-t-elle avoir des indications strictes ou prendre des initiatives?
Comment seront définies les attentes :
- Quel est le mode de communication privilégié par l’individu: verbal, écrit, informel, officiel?
- Pour être bien respectées, les attentes du superviseur devraient-elles, selon lui, être imposées ou dialoguées?
- Sera-t-il nécessaire à l’employé de signifier ses attentes au superviseur ou s’il ne sent pas le besoin de le faire? Si oui, comment le faire?
- Quels sont le meilleur moment et la meilleure façon? Rappelez-vous qu’il est préférable d’être un bon patron dans une entreprise traditionnelle que d’être un mauvais patron dans une organisation orientée sur le bien-être des employés.
Une piste à explorer cette semaine
Profitons du contexte économique actuel pour se réinventer en investissant dans le développement des compétences; se démarquer en se positionnant comme un employeur proactif; et se motiver en faisant le point avec nos employés sur les dernières nouvelles.
Une forme de reconnaissance à offrir cette semaine
Offrir un abonnement à un magazine.
Le “Bottleneck”, vous connaissez ?

L’idée de ce billet m’est venue en travaillant avec un ami dernièrement. Il travaille énormément, et ce, à des heures impossibles. Il est toujours occupé, et c’est pratiquement impossible de le rejoindre par Skype ou par téléphone. Vous croyez que le “bottleneck“, c’est-à-dire le goulot concerne seulement les machines ? Et bien détrompez-vous! Il peut aussi s’agir d’une personne dans une organisation.
Mais qu’est-ce qu’un goulot en fait ? Et bien, on réfère ici à la théorie des contraintes, du Dr. Eliyahu Goldratt, qui a, entre autres, écrit Le But, véritable “bible” du génie industriel! Sous forme de roman, l’auteur nous donne les principes de base de sa théorie, soit :
La théorie des contraintes (Theory of Constraints ou TOC) est une approche systémique basée sur l’hypothèse que chaque organisation possède au moins un facteur qui l’empêche d’atteindre son objectif, qui est souvent de maximiser ses profits. La TOC met l’accent sur la maximisation des profits en s’assurant que le facteur qui limite la production est utilisé le plus efficacement possible.
Pour sa part, Wikipedia offre plusieurs définitions selon le domaine, preuve que la théorie s’applique aussi à autre chose que les machines:
- Général: Un goulot d’étranglement est, généralement dans un processus physique, un point étroit qui provoque un engorgement. L’expression fait référence au goulot resserré d’une bouteille. On trouve parfois « goulet d’étranglement », en référence à « goulet », terme de marine qui désigne un passage étroit à l’entrée d’une rade.
- Gestion de la Production et des Opérations : Poste de travail dont le cycle de production est le plus long ou encore le poste de travail dont la cadence est la plus faible. La présence de piles de produits en cours est un indice de la présence d’un goulot d’étranglement, on ne peut cependant pas toujours identifier le goulot d’étranglement par la quantité de produits en cours.
- Transport: Dans le domaine du transport, un goulot d’étranglement est par exemple une portion de route plus étroite, une section d’autoroute avec moins de chaussées ou de voie ferrée avec un nombre plus réduit de voies, par rapport au reste du parcours. C’est souvent une situation créée par un pont ou un tunnel, une section en tranchée ou bien par une section en travaux.
- Informatique: Un goulot d’étranglement (bottleneck en anglais) est un point d’un système limitant les performances globales, et pouvant avoir un effet sur les temps de traitement et de réponse. Les goulots d’étranglement peuvent être matériels et/ou logiciels.
- Industrie: Point d’un processus responsable de la limitation de la capacité de production.
Pour trouver le goulot, posez-vous les questions suivantes: ” Qu’est-ce qui limite ma production ? Qu’est-ce qui m’empêche d’avancer sur mon projet ? Qu’est-ce que je pourrais modifier pour accomplir plus, sans travailler plus d’heure ? En répondant à l’une ou l’autre de ces questions, vous aurez une piste de solution. Vous cernerez probablement le goulot de votre organisation. Et lorsque celui-ci sera identifié, il est impératif de trouver des solutions pour “libérer” ce goulot. Ce faisant, le goulot peut et va se déplacer, alors restez alerte!
Bien que la théorie des contraintes ai été élaborée à partir d’un environnement manufacturier, il peut tout aussi bien s’appliquer au domaine du service. L’important est de se souvenir que pour augmenter le “output”, il faut que les changements s’appliquent au goulot, sinon, aucun gain global ne sera enregistré!
Des petits trucs pour St-Hubert
Je vous l’avoue, je suis un grand fan de St-Hubert. Lors de mes Kaizens, c’est normalement le mets de prédilection. Nous passons en moyenne une commande pour 6 à 12 personnes à toutes les semaines à différentes succursales à travers le Québec.
Dans plus de 50% des cas, il y a au moins 1 erreur
Voici quelques unes des erreurs les plus courantes :
- Manque les ustensiles
- Manque les salades de choux
- Manque des breuvages
- Mauvaise commande
J’aimerais bien aller visiter un site de préparation des commandes afin de voir :
- S’il y a des instructions de travail et une méthode standard
- S’il y a des détrompeurs (ou Poka Yoke) pour éviter les erreurs
- S’il y a des Kanbans pour le réapprovisionnement
- S’il y a un registre des erreurs de commande et un plan d’action pour ne plus qu’elles se reproduisent
- S’il y a un partage des meilleures pratiques à travers les différentes succursales via un intranet
Je suis pas mal certain qu’il n’y a rien de cela.
Cas réel
Il y a quelques semaines, nous avons commandé des repas pour 8 personnes. À la première tentative de livraison, il y avait les erreurs suivantes :
- Mauvaise commandes pour les 8 repas
- Pas d’ustensiles
Au moins, les breuvages étaient corrects. Nous avons donc pu s’abreuver en attendant la deuxième livraison. Pendant ce temps, nous passons un coup de fil à la succursale afin de s’assurer qu’il y ait bien des ustensiles…
La deuxième livraison arrive. Les bons repas son là… mais pas d’ustensiles. Afin de s’excuser, le livreur nous laisse une couple de poitrines en salade… celles qu’il avait tenté de nous livrer la première fois.
FAIL
Pauvre livreur, il faisait pitié. Pourquoi vous n’avez pas dans votre voiture un « kit pour les urgences ». C’est certain que normalement, il ne devrait pas servir souvent. Selon moi, ce « kit » pourrait contenir :
- Des ustensiles
- Un dessert
- Quelques breuvages parmi les plus populaires
Je dois vous avouer que s’il nous avait laissé une tarte au sucre à la place des poitrines en salade… On aurait oublié toute cette histoire assez vite. Là, elle s’inscrit parmi les classiques.
Le génie industriel s’applique partout… même dans les restaurants !
La théorie du changement par le plaisir
C’est via le blogue de Jean-Sébastien Trudel que j’ai découvert ces superbes petits vidéos sur la théorie du plaisir. La preuve est faite, donnez du plaisirs à vos employés et ils adhéreront à vos changement. Une démarche d’amélioration continue, un nouvel intranet, un projet d’entreprise 2.0… Faites-les sourire !
Stephen Covey fera la promotion du Lean au prochain Shingo Prize
Qu’est-ce que le Shingo Prize ?
The Shingo Prize for Operational Excellence is awarded annually by the Jon M. Huntsman School of Business at Utah State University, to companies around the globe that “achieve world-class operational excellence status.” It was established in 1988 and is named in honor of Shigeo Shingo. Dubbed the “Nobel Prize of Manufacturing” by Business Week, the Shingo Prize is recognized as the premier award for operational excellence in North America. -wikipedia
J’aimerais vraiment aller y faire un tour. Voici une petite intro où l’on peut voir Stephen Covey nous parler du Lean :
Via LeanBlog.
Comment faire adhérer la génération Y à vos valeurs?
Stéphane Simard est blogueur invité sur le blogue de NSI Solution. Visitez le www.conneXionY.com pour découvrir comment il supporte les entreprises dans la mise en place de stratégies d’attraction, de motivation et de rétention pour réduire leur taux de roulement.
La première étape de la réflexion sur l’unicité et le spécifique du groupe de travail auquel on appartient consiste à bien cerner les valeurs des gens qui en font partie. Tout comme les générations ne sont seulement qu’un reflet de la société dans laquelle ils évoluent, les employés sont le reflet de leur employeur.
Les gens s’associent à des groupes qui partagent les mêmes valeurs qu’eux, mais ces valeurs ne sont pas dictées par l’organisation à laquelle ils appartiennent. C’est quelque chose qui fait intrinsèquement partie de chacun de nous. Il ne s’agit donc pas d’établir de nouvelles valeurs pour notre organisation, mais de découvrir ce que nous avons en commun et qui est obscurci par un manque de cohésion et de communication.
Avant d’en faire un exercice de groupe, il faut d’abord prendre individuellement le temps de réfléchir sur ses propres valeurs. Dans son livre La mobilisation des personnes au travail, Michel Tremblay fait la distinction entre les valeurs «productivistes» (efficacité, économie, effort, rendement, etc.) et les valeurs «humanistes» (collaboration, confiance, initiative, etc.) Selon lui, la mobilisation a besoin et se nourrit de valeurs avant tout humanistes (justice, respect, etc.)
N’allez pas croire que je pense que la profitabilité et les autres valeurs de nature productivistes ne sont pas importantes. En fait, je crois que la rentabilité d’une entreprise est essentielle, mais pas comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen d’accomplir des choses encore plus grandes. Comme le mentionnent Jim Collins et Jerry I. Porras dans leur livre Built to last : «Les profits pour une entreprise sont comme l’oxygène, l’eau, la nourriture et le sang pour l’humain. Ils ne font pas partie de nos buts dans la vie, mais sans eux, il n’y a pas de vie.»
Par où commencer?
Imaginez que vous démarrez une nouvelle entreprise et réfléchissez individuellement à la question :
Quelles sont les valeurs que vous aimeriez y retrouver indépendamment du secteur d’activité?
Réunissez ensuite un échantillon représentatif de l’ADN du groupe concerné composé à la fois de chefs d’équipe et de vétérans (5 à 12 personnes) et demandez-leur d’échanger sur la même question.
Tentez de faire des regroupements entre les idées des participants et demandez à ces derniers de discuter de leurs conclusions avec leurs collègues de l’extérieur du groupe par après.
Une piste à explorer cette semaine
On ne laisse plus ses émotions et son réseau social à la porte avant d’entrer au travail ou à l’école. Nous sommes toujours la même personne avec les mêmes valeurs et les mêmes préoccupations.
Une forme de reconnaissance à offrir cette semaine
Faire appel aux compétences de ses collègues.
Laissez-moi digérer le tout
La conférence INTRANET INSIDER WORLD TOUR 2010: Making Enterprise 2.0 Work est maintenant terminée. Je vous avais promis quelques tweets et compte-rendu sur mon blogue… mais étant donné qu’il n’y avait pas de wi-fi, j’ai laissé tombé l’ordinateur portatif et opté pour la bonne vieille tablette de note. Plusieurs constats ressortent de cette conférence. Laissez-moi digérer le tout et faire un peu ménage dans mes notes et je vous reviens d’ici quelques jours avec mon compte-rendu.
Je quitte pour New York >> INTRANET INSIDER WORLD TOUR 2010 : Making Enterprise 2.0 Work
Je quitte aujourd’hui pour quelques jours à New York afin d’assister au INTRANET INSIDER WORLD TOUR 2010: Making Enterprise 2.0 Work. Les différentes questions qui seront abordées sont les suivantes :
- What should your intranet be doing with Twitter, social networks, podcasting, RSS, tagging, online video, wikis, podcasts and blogs?
- Enterprise collaboration: What does it look like? What does it take?
- How can you get more stakeholders and senior management involved to drive real progress?
- How can you energize your intranet to make it more collaborative, employee-driven and real-time?
- How can you avoid major flaws and failures in intranet design, usability, findability, governance, policies and measurement?
- In this difficult economy, what are the best strategies and techniques to help?
- What does the future of intranets look and feel like?
Je vais écrire quelques billets en français sur ce blogue (c’est donc le temps de vous abonner si ce n’est pas encore fait) . Je vais également tenter une présence sur Twitter (@pascalveilleux). D’autres québécois ou francophones y vont ? Faites-moi signe!
Le génie industriel – La mine d’or des employeurs
Voici un article de Josée Descôteaux paru dans la dernière édition du magazine Energia destiné aux diplômés de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Je vous le présente ici afin de vous introduire à la profession d’ingénieur industriel… et au meilleur programme de formation en génie industriel… celui de l’UQTR.
Le pactole : un cerveau sur deux pattes et des compétences pour améliorer la productivité. Le hic, c’est que deux chefs d’entreprise convoitent cette perle… qui n’a pas encore son diplôme en mains! La scène est fictive, mais vraisemblable et ce scénario se reproduit chaque année au Département de génie industriel de l’UQTR.
En revanche, il est peu probable que vous entendiez un jour, dans le bureau d’un enseignant, les récriminations d’un ex-étudiant devenu ingénieur industriel qui peine à trouver du boulot… « La mission première de l’ingénieur industriel est d’améliorer la productivité de l’industrie; c’est pour ça que nos ingénieurs sont en demande, souligne François Gauthier, directeur du Département de génie industriel. Il y a souvent plus d’offres que le nombre d’étudiants disponibles ! », ajoute-t-il.
Et pourtant, les professeurs de ce département ont « façonné » un grand nombre d’ingénieurs industriels, puisque ce dernier est né au début des années 70, après le génie physique et avant le Département de génie chimique.
L’école Polytechnique et l’ÉTS (École de technologie supérieure) offrent également un programme en génie industriel, mais le baccalauréat offert à l’UQTR est unique : son curriculum vitae est majoritairement constitué de cours dédiés au génie industriel, plutôt que de n’y compter que des cours optionnels dans ce domaine.
On y reçoit en moyenne une quarantaine d’inscriptions annuellement, faisant en sorte qu’environ 120 à 130 étudiants fréquentent le programme qui s’échelonne sur une période de quatre ans.
Ceux-ci peuvent par la suite passer au deuxième cycle, en choisissant une des deux spécialisations – productique ou sécurité et hygiène industrielles – de la maîtrise en génie industriel. Ils ont ensuite la possibilité de poursuivre au doctorat en génie industriel, offert en partenariat avec l’UQAC (Université du Québec à Chicoutimi). Il est à noter que le Département de génie industriel de l’UQTR offre également un certificat en santé et sécurité au travail.
D’autre part, cette branche de la profession d’ingénieur n’échappe pas au multiculturalisme de la faune estudiantine, signale François Gauthier. « Il y a cinq à dix ans, nous étions ceux qui comptaient le moins d’étudiants immigrants. Il faut dire que dans les pays en voie de développement par exemple, le besoin d’ingénieurs mécaniques est plus grand. Mais la situation a changé, avec maintenant 20 à 25 % de notre clientèle provenant de l’étranger ».
Du stage à l’emploi, il n’y a qu’un… pas d’inquiétude!
À moins d’être totalement désenchanté ou dépourvu de débrouillardise, un finissant en génie industriel peut dormir sur ses deux oreilles en pensant à son avenir professionnel : le taux de placement dans ce domaine frôle le 100 % ! Selon le directeur du Département de génie industriel de l’UQTR, les stages crédités intégrés au programme d’études contribuent grandement à l’atteinte de ce taux de placement, alors que bon nombre d’entreprises « repêchent » leur ex-stagiaire à la fin de ses études. Celles-ci convoitent en effet les ingénieurs industriels, dont l’expertise en matière d’amélioration de la productivité vaut son pesant d’or…
Pour les finissants de l’UQTR, les PME sont un terreau riche en emplois, notamment parce que son Département de génie industriel a tissé des liens avec ces entreprises, par le biais de l’Institut de recherche sur les PME de l’UQTR. « Notre département a fait découvrir à plusieurs PME les bénéfices d’avoir un ingénieur industriel », signale son directeur, François Gauthier. Sièges de motomarines et tables de cuisine; au sein de PME concevant des composantes pour BRP (Bombardier Produits Récréatifs) ou de PME fournisseurs du fabricant de meubles Canadel, les ingénieurs industriels diplômés de l’UQTR mettent leur grain de sel dans la fabrication des produits, en en améliorant, par exemple, les temps de production. La conception d’usines, l’optimisation des processus et des méthodes de travail s’ajoutent à ces domaines d’expertise. On requiert également leurs services dans les grandes entreprises telles que Bell Helicopter et une partie d’entre eux roulent leur bosse dans les firmes de consultants.
Les ingénieurs industriels de l’UQTR font aussi leur nid dans le secteur des services, où on les sollicite de plus en plus, mentionne M. Gauthier. « Par exemple, chez Postes Canada, Purolator ou chez Loblaws, nous améliorons les processus pour faire en sorte que les routes de transport soient optimales, en contrôlant notamment le taux de rotation des produits dans les entrepôts », conclut-il.
La recherche… collée à l’industrie
Des pièces d’avion aux meubles, en passant par le cheminement des patients dans les départements d’un hôpital; les méninges des chercheurs du Département de génie industriel contribuent au progrès d’entreprises de secteurs diversifiés.
La Chaire de recherche Bombardier Aéronautique a pour but d’améliorer la productivité et la performance de PME sous-traitantes ou fournisseurs de Bombardier. Son titulaire est le professeur Georges Abdul-Nour. Les ingénieurs de la Chaire industrielle de recherche sur la productivité et l’innovation en réseau dans le secteur du meuble (dirigée par le professeur Denis Lagacé) « travaillent avec les fabricants de meubles afin, entre autres, d’améliorer les communications entre les soustraitants et les fournisseurs, ou encore pour améliorer la performance des unités de production », enchaîne François Gauthier, directeur du Département de génie industriel. Le département peut également compter sur le soutien du Conseil national de recherches Canada (CNRC), qui a financé de nombreuses cartographies de la chaîne de la valeur réalisées par ses professeurs dans plusieurs PME de la province.
Les machines. La productivité. Les ingénieurs industriels s’y frottent depuis belle lurette, mais à l’UQTR, ils ont élargi leur horizon de recherche pour embrasser le secteur de la santé et des services. Et ils comptent bien s’arrimer à ce créneau, au dire de M. Gauthier.
« La production industrielle se délocalise. C’est pour cela que nous misons sur le secteur des services et que nous tâchons de le conserver. Pour y arriver, il faut nous assurer d’avoir les ressources nécessaires. Nos programmes seront donc désormais teintés avec cette approche; nous développons présentement de nouveaux cours optionnels en lien avec le génie industriel dans le secteur des services tant au premier qu’au 2e et 3e cycle », explique-t-il. Dans cette optique de l’ingénierie des services, son département a créé le Laboratoire interdisciplinaire de recherche et d’intervention dans les services de santé (LIRISS), qui a pour mission de développer des pratiques permettant aux services de santé d’accroître leur efficience. Ses chercheurs ont d’ailleurs déjà réalisé un projet dans le cadre duquel on examinait le cheminement d’un patient à l’intérieur du pavillon Sainte-Marie du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR). Ainsi, on notait l’heure à laquelle le patient était soumis à des radiographies, puis à quelle heure il était en consultation avec son médecin, afin, entre autres, de s’assurer qu’il n’y ait pas de perte de temps entre chacune de ces étapes « et que le moins de ressources (humaines) possible soient utilisées pour le transport du patient », ajoute M. Gauthier.
Les centres de prélèvements sanguins de la Mauricie sont la prochaine cible du LIRISS, qui tentera d’améliorer l’organisation de ce service soumis à l’affluence de patients se présentant à jeun à la clinique sur une plage horaire restreinte. Le projet est au stade embryonnaire, mais le laboratoire a déjà conclu des ententes avec les établissements de santé de la région, indique M. Gauthier, en précisant qu’il faudra attirer davantage d’étudiants pour mener à terme d’autres missions.
Et la gagnante est… l’UQTR!
Ces mots magiques ont bien souvent mis un terme à la nervosité des étudiants de génie industriel de l’UQTR participant aux compétitions de génie, en dessinant un sourire sur leur visage, beaucoup plus fréquents que les airs dépités de la déception.
« Année après année, nous remportons beaucoup plus que notre quote-part de participation aux compétitions! », signale François Gauthier, directeur du département.
La compétition de l’IIE (Institute of Industrial Engineers) voit chaque année s’affronter une dizaine d’universités qui offrent un programme de génie industriel. Les gagnants des compétitions régionales présentent leur projet de fin d’études lors de la compétition nationale. L’UQTR a occupé rien de moins que la première ou la seconde place au cours des quinze dernières années. Ses lauréats peuvent ensuite s’inscrire à la compétition nord-américaine.
Le Département de génie industriel de l’UQTR a par ailleurs crié sept fois « Victoire » lors de dix participations à la compétition canadienne d’ingénierie organisée par la Fédération canadienne des étudiants et étudiantes en génie.
Quel est le secret de ce succès? Selon François Gauthier, « la relation professeur / étudiant, qui est hors du commun chez nous, contribue énormément à ces succès ».
L’étoile de ses étudiants brille aussi dans la réalisation de projets en collaboration avec d’autres universités nord-américaines : ils exploitent ainsi actuellement leurs talents dans la conception d’une voiture de course hyperperformante. « Nous participons aussi à la conception du Mini-Baja, un VTT construit à partir de rien », ajoute M. Gauthier.
Assurément, les étudiants du Département de génie industriel de l’UQTR ne se construisent pas à partir de rien…



