La gestion des connaissances dans une économie du savoir

Nous faisons, plus que jamais, face à de nouveaux enjeux dans le monde du travail. La toute dernière crise économique en est la preuve, particulièrement aux États-Unis. Les phénomènes de globalisation des marchés, de délocalisation des emplois, combinés à des changements démographiques importants ont, entre autres,engendré une modification radicale des modèles économiques existants. Nous sommes désormais dans une économie liée au savoir, aux technologies et à l’innovation. Dans cette optique, il devient important de pouvoir créer et gérer cette nouvelle valeur ajoutée qu’est la connaissance.

Avant d’aller plus loin , une distinction entre information et connaissance s’impose. L’information est liée aux faits, aux données. La connaissance, quant à elle présuppose une analyse plus exhaustive, liée d’une part aux données et faits, mais d’autre part liée à l’apprentissage, l’expérience. Elle dépend du contexte dans lequel évolue la personne qui reçoit l’information. Son système de référence à un impact aussi grand que la donnée elle-même dans l’interprétation qu’en fera la personne, et c’est là que la valeur est ajoutée à l’information. C’est l’analyse qu’on en fait, l’interprétation, le résultat obtenu qui fait que l’information est utile. D’où la complexité de gérer la connaissance des entreprises, c’est-à-dire la matière grise de ses employés.

Les modèles de gestion de connaissances les plus connus font intervenir plusieurs facettes de l’organisation, ils doivent prendre en considération la dimension personnelle, c’est-à-dire les gens, mais aussi les processus, l’organisation et la technologie disponible. La connaissance ne réside pas seulement dans la tête des individus mais aussi dans les connections, les relations entre les individus. L’intelligence collective prend donc allure de réseaux de connections entre individus et c’est ce qui crée le cœur de la gestion des connaissances organisationnelles.

Dans mon prochain article, je vous parlerai des facteurs de réussite pour l’implantation d’un système de gestion des connaissances, ainsi que de modèles théoriques reconnus. D’ici là, si vous désirez plus d’information, référrez-vous aux articles suivants:


Le défi est dans la gestion des connaissances et non de l’information

Le réseautage en matière de gestion des connaissances

Posté le 28 septembre 2009, dans Général, Gestion des connaissances, Intelligence collective, Knowledge management. Ajouter aux Favoris le permalien. Laisser un commentaire.

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