État de l’innovation au Canada… Où sont la collaboration, l’optimisation de la R&D, le crowdsourcing et les ideagoras ?

Ce matin j’ai eu le plaisir d’assister à la présentation des conclusions du rapport du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation intitulé : Le système des sciences, de la technologie et de l’innovation au Canada : l’état des lieux en 2008.

Cette présentation était organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et animée par son Président et chef de la direction Michel Leblanc. Trois représentant étaient sur place pour la présentation :

  • Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière à l’Université McGill
  • Guy Rouleau, MD, Ph. D, titulaire de la chaire de recherche du Canada en génétique du système nerveux et professeur à l’Université de Montréal
  • Éric Bergeron, président et directeur général Optosecurity inc.

Ce rapport a pour but de présenter au Gouvernement canadien où nous en sommes avec l’innovation au Canada. Dresser les forces et faibles afin d’orienter les stratégies du Gouvernement. Je suis quand même resté sur ma faim car très peu de solutions ont étées présentées… C’est peut-être pour cela que l’on traîne de la patte. Je vais y revenir plus loin. 

Vous pouvez consulter le rapport sur le site du Conseil des sciences, de la technologie et de l’innovation.

Voici les deux points qui ont retenus le plus mon attention (les autres dans un prochain billet) :

  • Faible investissements de l’entreprise privée dans l’innovation. Éric Bergeron l’a dit : Les trois choses qui manquent c’est l’argent, l’argent et l’argent
  • Faible collaboration entre les entreprises et entre le privé et le public

Tout le monde s’entendent pour le dire : L’économie du Canada (et du Québec) est basée sur le savoir. Voici donc ce que je mettrais en place si j’étais en charge d’améliorer l’état de l’innovation au Canada. Je ne tenterais pas d’augmenter les investissements mais je tenterais d’en faire plus avec moins. Optimiser les processus de développement afin de réduire les ressources nécessaires, réduire le temps de cycle, diminuer la variabilité des résultats. Le Lean et le Six Sigma sont des outils parfaits pour arriver à ces fins. Qui a dit que ces outils étaient dépassés ? Il faut simplement innover dans leur utilisation !

Une autre façon de réduire les coûts et en même temps d’améliorer mon deuxième point qui est la collaboration est d’utiliser le crowdsourcing (ou système d’idées ouvert à la clientèle) et les ideagoras. Je n’ai pas encore lu au complet le rapport mais je suis certain que ces mots n’y apparraissent pas. Si notre économie est réellement basée sur le savoir, nous n’avons pas les moyens de nous passer de ces outils. Imaginez un pays où tous pourraient s’entraider pour trouver des solutions. Et vous, que feriez-vous ?

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