Les syndicats ont-ils encore leur place?
Stéphane Simard est blogueur invité sur le blogue de NSI Solution. Visitez le www.conneXionY.com pour découvrir comment il supporte les entreprises dans la mise en place de stratégies d’attraction, de motivation et de rétention pour réduire leur taux de roulement.
Dans le cadre d’une entrevue avec la station de radio de Québec CHRC et lors d’un entretien avec la recherchiste de l’émission La joute qui sera diffusée ce vendredi à 20 h à Télé-Québec, on m’a posé la même question : « Quelle est la perception des jeunes vis-à-vis le syndicalisme? » Je pense que les syndicats auront fort à faire s’ils veulent demeurer pertinents pour deux raisons. D’abord, la raison d’être d’un syndicat est de défendre les intérêts des travailleurs vis-à-vis un employeur abusif. De nos jours, les entreprises rivalisent de créativité et font tout pour chouchouter leurs employés.
Deuxièmement, les jeunes adhèrent à un principe d’équité basé sur la prémisse que chacun ne doit pas être traité de manière égale, mais plutôt comme chacun mérite d’être traité. Exit donc les clauses d’ancienneté et d’heures travaillées qui sont à des années lumières des préoccupations des jeunes axées sur la compétence et les résultats.
Quel rôle peut donc jouer un syndicat dans le contexte actuel? D’une position réactive, les syndicats devraient passer à un rôle proactif en éduquant les gestionnaires de certaines organisations qui gèrent encore comme dans les années 70.
Aussi, les conventions devraient être moins restrictives pour favoriser la flexibilité et la reconnaissance de l’excellence dont les gestionnaires sur le terrain ont grandement besoin pour motiver leurs troupes au quotidien.
Je pense que la volonté de changement est présente dans nos organisations syndicales, mais il y a fort à parier que le poids démographique important des boomers dans ces institutions refroidira sûrement les ardeurs des défenseurs du renouveau du syndicalisme.
Par ailleurs, je vous ai récemment parlé du programme SERRÉ d’Emploi-Québec pour supporter les organisations qui désirent profiter du contexte de ralentissement actuel pour développer les compétences de leurs employés. Voici maintenant deux autres programmes dignes de mention : Temps partagé 2009 de Service Canada pour ceux qui désirent limiter les licenciements temporaires et RENFORT d’Investissement Québec pour contrer les effets négatifs du resserrement du crédit.
Publié le 19 mars 2009, dans Génération Y et tagué syndicat. Ajouter aux Favoris le permalien. Laisser un commentaire.

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