Comment susciter l’engagement?

Le gestionnaire doit amener l’employé à bien identifier tous les impacts de maintenir la situation actuelle non désirée afin d’éviter que les bonnes résolutions ne s’évanouissent au premier obstacle survenu (parce qu’il y en aura inévitablement).

EngagementPlus les conséquences sont tangibles et significatives, meilleures sont les chances d’arriver à un engagement ferme de l’employé à générer les résultats attendus.

Imaginons deux individus ayant un surplus de poids. Le premier sait que maintenir un poids santé est important pour son image et sa qualité de vie sans toutefois se livrer à une évaluation de tous les impacts possibles.

Le deuxième, quant à lui, prend le temps de faire systématiquement une liste de toutes les conséquences pour lui de maintenir le statu quo: risques de maladie accrus, espérance de vie réduite, qualité de vie diminuée, estime de soi affectée, performances au travail réduites à cause du manque d’énergie, insatisfaction de son patron face à ses résultats, frustration à ne plus performer comme on le voudrait, stress accru, relations plus tendues avec ses collègues et ses clients, baisse des ventes, dépression…

Il est évident que changer ses habitudes de vie nécessite beaucoup de volonté et que le deuxième employé qui a pris le temps de mettre noir sur blanc les conséquences de sa décision a plus de chance d’atteindre de son but.

Il est suggéré que le gestionnaire guide l’employé dans l’identification de l’impact des irritants vécus par l’employé plutôt que de vouloir rapidement sauter aux solutions.

L’évaluation de l’impact devrait se faire à cinq niveaux: quelles sont les conséquences pour l’individu lui-même, pour l’équipe et sur ses collègues, pour son superviseur, pour l’entreprise et, ultimement, pour le client?

C’est une belle occasion pour le gestionnaire de réitérer sa confiance envers l’employé en lui faisant réaliser l’importance de l’impact qu’il peut avoir sur le succès de l’organisation.

N’hésitez pas à utiliser un discours qui fait appel aux émotions, c’est le plus grand motivateur.

Par où commencer?

Aidez chaque employé à identifier tous les impacts de maintenir une situation non désirée : pour l’individu lui-même, pour l’équipe et ses collègues, pour son gestionnaire, pour l’entreprise et pour le client.

« Qui observe le vent ne sème pas, qui regarde les nuages ne moissonne pas. »
- Écclésiaste 11,4

Stéphane Simard est conférencier professionnel et auteur de Génération Y : Attirer, motiver et conserver les jeunes talents. Visitez le www.generationY.ca pour découvrir comment nous supportons les entreprises dans la mise en place de stratégies d’attraction, de motivation et de rétention pour mieux connecter avec la génération Y et réduire leur taux de roulement.

2 réponses vers «Comment susciter l’engagement?»

  1. xavier aucompte dit :

    J’ai relu plusieurs fois ton article avec un gros doute sur mon propre avis… T’es dur avec nous! Au final, je trouve que tu as totalement raison dans l’approche mais en même temps, n’est-il pas plus simple et facile de ne pas se poser de questions quand on change que de faire un tableau comparatif. A la lecture du tableau, on pourra toujours trouvé un point négatif. Si c’est vraiment tout positif, l’être humain peut avoir envie de quand même faire ce qu’il veut et parfois le contraire.

    Je crois en la passion, en l’envie, en l’envie d’avoir envie, dans le désir, dans l’émotion, dans l’amour, …

    Si je reprend ton descriptif sur le mariage, personne ne se marie. Si on ne fait pas de plan, on s’aime simplement à cet instant là comme nous sommes. L’engagement a lieu.

    Il faut donc un contexte, une pensée et un fait déclencheur. L’engagement sera à vie ensuite si les règles fixées au départ sont respectées.

  2. Stéphane Simard dit :

    Ah l’Amour…
    Si on pouvait tous la vivre avec un grand A autant dans notre vie personnelle et professionnelle…

    Je crois au coup de foudre et à la passion et je m’efforce de plus en plus à prendre mes décisions personnelles et d’affaires en ignorant mon côté un peu trop cérébral pour me fier davantage à mes émotions (ce que je n’ai pas réussi à faire pendant trop longtemps…)

    Le problème, c’est que tant qu’on ne se fait pas dire par un médecin qu’il ne nous reste qu’un an à vivre, on ne change pas nos mauvaises habitudes.
    On prend tout pour acquis : la santé, la famille, etc. mais c’est seulement lorsqu’on fait face à la perspective (réelle ou anticipée) de perdre cet acquis qu’on agit.
    Alors, je fais parfois le bilan du pour et du contre pour faire jaillir en moi cette étincelle émotive qui va me fournir l’adrénaline pour aller jusqu’au bout de mon engagement.

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