Jeudi dernier, j’ai eu la chance d’assister à la conférence de Guy Kawasaki dans le cadre de Challenge Your World. J’ai adoré ma soirée. Pour débuter la soirée, nous avons assisté à la présentation du top 10 du défi vidéo Inspiration pour un monde meilleur!
Grâce à leur créativité, les artistes peuvent entrevoir l’avenir et promouvoir un changement positif. En partenariat avec Motionographer, Challenge Your World organise « Inspiration pour un monde meilleur », un Défi vidéo pour marquer la première édition de son Rendez-vous. Dans le cadre de Vidéo 20/20, des artistes tels que Mainframe, Mojo, Greg Herman et plusieurs autres ont déjà créé une série de vidéos innovateurs et créatifs afin de nous sensibiliser aux défis environnementaux d’aujourd’hui. Joignez-vous au mouvement en soumettant votre propre vidéo!
Vous pouvez voir les vidéos ici. Pour revenir à la conférence de Guy Kawasaki voici les principaux points qui ont retenus mon attention et qui m’ont amené à une réflexion :
Pour réussir, il faut sortir du cadre. Kawasaki appelle cela sortir de la “curve”. La plupart des entreprises meurent sur leur “curve”. Pour réussir, il faut sauter sur la prochaine “curve”. Normalement j’appelle cela sortir de nos paradigmes. Un exemple que je donne régulièrement : je suis convaincu que ce n’est pas un des constructeurs automobiles existants qui sera leader du marché de l’automobile dans 20 ans.
Lorsque l’on se lance en affaire, ne rien payer pour les outils, le marketing et les ressources humaines. En démarrage d’entreprise, il ne faut pas avoir de coûts fixes trop élevés. Et oui, à l’ère du web 2.0 on peut tout avoir presque gratuitement… Même des ressources humaines. Comment avoir des ressources humaines gratuite ? Offrez un partage de revenu, du travail à la pige lorsque refacturable, etc. Le cloud computing est également un incontournable pour réduire les coûts (et le risque).
Twitter est la nouvelle CIA. Le monitoring d’informations via Twitter est plus puissant que celui de la CIA et est devenu un incontournable pour les entreprises.
J’ai également eu la chance de les rencontrer et d’échanger avec eux. Ces deux gourous ont fait des conférences remarquables (je n’ai pas toujours eu de bons commentaires sur Andrew McAfee) et ont eu la gentillesse de participer à des séances de signature de leurs livres.
Dans ce billet, je vais analyser les deux séances afin de démontrer pourquoi l’Entreprise 2.0 a besoin de la Culture Toyota (et vice versa). Prenez note que mon analyse portera sur les séances de signature uniquement. Je ne prendrai pas en compte le contenu de leurs conférences ou de leurs livres.
Prix du livre
McAfee a remis son livre gratuitement.
J’ai du débourser 29$ pour celui de Hoseus.
Nous avons ici deux stratégies complètement différentes. McAfee sait que ses visiteurs sont pour la plupart des blogueurs et qu’ils vont parler de son livre sur leur blogue. Un petit investissement et un grand impact marketing.
Organisation de la table de travail
McAfee travaille avec une table surchargée. J’étais l’un des premiers et ce n’est pas évident sur la photo, mais la table a rapidement accumulé plusieurs objets.
Hoseus travaille sur une table propre et il la garde propre. Il conserve son standard.
Échanges
J’ai tenté d’échanger sur la Culture Toyota avec McAfee et il semblait pas mal indifférent.
Regardez le visage de Hoseus lorsque je lui ai parlé d’Entreprise 2.0. Même s’il ne connaissait pas cela du tout, il m’a posé plusieurs questions et semblait très intéressé.
Commentaires dans le livre
McAfee a écrit un simple « Pascal, Good Luck »
Hoseus a écrit « Pascal, Hope to help you carry the message. Always take care of people! »
Après avoir reçu mon « good luck », je me suis dit : « nice ». Après avoir reçu mon message de Hoseus, je me suis dit : « wow ». Il venait de me donner le message de son livre en une phrase tout en appliquant lui-même son message.
Conclusion
Je donne un point à McAfee pour le livre gratuit , mais les trois autres vont à Hoseus. Je considère que les deux auraient avantage à s’inspirer de l’autre…
Cette présentation est tirée d’une conférence qui s’est classée au Top 10 du Congrès des conseillers en ressources humaines (CRHA). Chantal Dauray (Concerta Communications) et Nadine Murtada (SPB Psychologie organisationnelle) expliquent en quoi l’entreprise peut se comparer à une tribu et comment le Web 2.0 est un outil des tribus modernes.
On y parle aussi des rituels d’équipe pour attirer et accueillir de nouveaux talents, créer des liens avec et entre les employés et consolider le sentiment d’appartenance. Montez le son de vos haut-parleurs et écoutez la musique !
Dans ce billet, je veux vous parler du moment que j’ai attendu pendant toute la journée : la conférence de Michael Hoseus sur l’importance des ressources humaines dans le Lean. M. Hoseus a été à la tête de la première usine Toyota aux Etats-Unis.
L’auteur du livre Culture Toyota, a débuté sa présentation en nous disant que les 14 principes Toyota n’étaient pas complets et qu’il manquait le deuxième bloc qui est tout aussi important : les ressources humaines. Le but, obtenir la prospérité mutuelle !
Le Lean, ce n’est pas
Less - Employees - Are - Needed
Pour M. Hoseus, il ne peut y avoir de Lean dans une entreprise qui fonctionne en silos. On doit décloisonner, standardiser et choisir les bons indicateurs de performance (KPI).
J’ai adoré un de ses exemples. Pendant les périodes d’arrêts de production, au lieu d’envoyer les employés chez eux, il s’est servi de l’usine comme laboratoire afin de démonter des voitures d’autres marques afin de voir comment elles étaient conçues et assemblées. Ils se sont servi de cet expériences afin d’améliorer, avec tous. Vous allez probablement me dire qu’il faut avoir les reins solides pour faire cela… Oui, mais les gains sont encore plus élevés que l’investissement. Une entreprise ne peut pas faire cela du jour au lendemain. Le processus d’amélioration continue est davantage une culture. Les premiers gains servent à financer les autres.
M. Hoseus va même jusqu’à renommer le TPS (Toyota Production System) pour Thinking people system.
Il est revenu à plusieurs reprises sur les standards. Sans standards, on n’a pas de problèmes. Un problème est un écart entre un standard et le réel. Cet écart procure ensuite une opportunité d’amélioration. Il ne faut pas cacher les problèmes. Il a appris cela lorsqu’il travaillait sur une ligne de production au Japon (pendant son entrainement). La culture de l’entreprise doit favoriser l’émergence des problèmes et favoriser les réactions rapides. C’est l’équipe qui est responsable des standards.
La mission d’un bon leader : développer une forte capacité de résolution de problèmes. Dans une organisation, nous avons tendance à montrer seulement ce qui va bien. Ça ne sert à rien ! Il faut faire ressortir ce qui va mal et le régler.
Il nous a ensuite parlé du Genchi Genbutshu… avec sa traduction libre : « Get your boots on ». Entendre cela de la part d’un ancien dirigeant de Toyota, ça donne des frissons. Il a également abordé l’importance des scoreboards. Les gens doivent connaître le « score » de l’entreprise et plus particulièrement de leur secteur et ce, le plus possible en temps réel.
Compte tenu du succès de joueurs d’affaires mondiaux comme GE, Toyota, Bombardier, ABB et plusieurs agences gouvernementales au Canada ainsi que dans le monde entier, le Lean Six Sigma continue à être l’approche d’amélioration de la performance des organisations la plus reconnue au monde.
Mais, qu’est-ce que le Lean Six Sigma ?
Le Lean est une approche d’amélioration continue qui est basée sur les principes du système de production Toyota. L’idée centrale du Lean est de mieux servir les besoins du client avec moins d’efforts, moins de temps, moins de ressources et moins de coûts. Faire plus avec moins ! Le Six Sigma est une approche d’amélioration continue qui a été développée au début des années 90 par Motorola aux États-Unis et qui a été adoptée et rendue connue mondialement par General Electric. L’idée centrale du Six Sigma est de mesurer afin de comprendre les processus et réduire leur variabilité dans le but d’éliminer les défauts.
Le Lean Six Sigma combine la puissance du Lean et du Six Sigma pour créer un programme complet d’amélioration de la performance organisationnelle qui vise l’obtention rapide de résultats durables dans la satisfaction du client, les coûts, la qualité, la vitesse de processus et le capital investi. Cette approche s’adresse à toute organisation, manufacturière ou de services, publique ou privée, grande ou PME, qui désire se démarquer par la qualité et la fiabilité de ses produits et de ses services.
LA conférence “Enterprise 2.0 Conference” de Boston a un historique remarquable. J’y assiste religieusement depuis trois ans. Cette année, l’équipe qui produit l’événement a lancé la version “West” à San Francisco. Je dois vous avouer que de me rendre là-bas ne faisait pas nécessairement parti de mes plans… mais parfois la vie nous apporte des opportunités qu’il ne faut pas manquer. De plus, San Francisco n’est pas du tout un endroit désagréable pour une conférence.
C’est une ville qui a par contre beaucoup changée depuis les dernières années. Ma première visite à San Francisco était en 2000. Pas besoin de vous dire qu’il y avait beaucoup d’action. Ma deuxième visite était en 2007 et il y en avait encore pas mal. Aujourd’hui, avec la crise économique, la ville est beaucoup plus terne. Elle compte également de nombreux sans abris. Je ne suis cependant pas très inquiet car de l’énergie, il y en a encore beaucoup ! Ça va donc repartir très vite !
Pour revenir sur la conférence, l’organisation a mis l’emphase cette année sur les gens. Sur comment les vrais clients utilisent l’entreprise 2.0 pour assurer une productivité supérieure tout en étant plus efficient et agile. Sur les facteurs de succès de projet d’entreprise 2.0. Sur la gestion du changement. Un peu ‘’soft” pour une gang de mordu du techno? Pas vraiment, les gens en redemandaient à la fin des quatre jours.
Dans le but de “Mettre en valeur le potentiel d’affaires de l’entreprise 2.0”, l’événement était composé de diverses conférences, ateliers et rencontres sur des sujets aussi variés que les outils collaboratifs et les applications pour entreprise, les bases de l’entreprise 2.0 et la stratégie, la planification et l’exécution. De plus, tel que mentionné plus haut, les gens étaient à l’honneur avec une section intitulée: ”Assurer la participation et gérer les changements organisationnels”. La programmation était des plus complètes avec les études de cas en entreprise.
J’ai adoré ce vidéo tout à fait représentatif de la majeure partie de la semaine présenté par Carl Frappaolo et Dan Keldsen en ouverture de leur session : Straight from the Horses’ Mouths.
J’ai des sujets pour de nombreux billets dans les prochaines semaines. Mais voici tout de suite quelques points en rafale entendus là-bas qui confirment la méthodologie de NSI Solution:
Ne pas attendre après les TI, implanter rapidement et garder cela simple
Ça n’a pas besoin d’être cher pour être bon
Twitter et le micro-blogging en général sont là pour rester
Tout comme pour l’amélioration continue, la gestion du changement est la pierre angulaire du succès d’une démarche d’entreprise 2.0.
Décision de dernière minute… j’ai pris l’avion dimanche après-midi pour San Francisco, la ville mythique des nouvelles technologies, dans le but d’assister à la première « version San Francisco » de la conférence Enterprise 2.0 qui a gagné beaucoup de notoriété à Boston dans les dernières années.
Mon horaire est extrêmement chargé mais je vais quand même vous livrer quelques commentaires via ce blogue et mon compte Twitter.
Savez-vous s’il y a d’autres québécois (ou francophones) qui seront sur place ?